28 août 2013

Vivre sans pouvoir s'exprimer équivaut à une mutilation de l'âme

Un texte que j'ai rédigé dimanche 30 mars 2008 (00:44:30 CET) et que j'ai retrouvé dans un ancien flash disk.
Je n'ai fait que reproduire intégralement le contenu du texte malgré les nombreuses fautes d'orthographe que j'ai fait.
Bonne lecture.

"Seul dans ma bulle, je bois mon café autant plus vite que les minutes du repos s’écoulent, je suis obligé de rester dans l’institut pour assister aux cours matinaux dont les horaires changent à l’imprévu !?
Tous le monde sourit, la belle qui nous sert du café sourit, le mec qui prépare du jus s’ennuie à mort, mais il sourit quand même et le Mr qui s’assoit derrière le comptoir et contemple ses économies sourit, et moi je souris plus, on a censuré mon journal préféré et j’ai rien à lire le matin, même l’air que je respire dans la buvette est censuré, un excèdent de fumée me tue et prive mes poumons de leur droit légitime d’oxygène.

Un quart d’heure après, me voilà « confortablement » assis sur le contre-plaqué de l’amphi qui était plus clément que la chaise que j’avais dans « la buvette des censures » là où les gens sourient.
C’est tellement médiocre que ça te donne envie de sourire.

Même chez moi, le Youtube et le Dailyemotion sont inaccessibles même en chargeant l’identifiant de l’Url, même le monde virtuel le plus abstrait (NET) est censuré !
Tout le monde s’en plaint , tou
t le monde s’en emmerde, mais pour échapper la raison, ils sourient, et c’est toujours clair, ils ne font qu’afficher ce qui, en nous , fait allusion qu’ils survivent à la censure de la vie réelle.
Même les trucs qu’on voit à chaque nuit ! Tellement ils ne sont pas de vrais rêves ni de cauchemars non plus qu’on ait l’impression que c’est la vie réelle qui se prolonge dans notre subconscient .Même les rêves sont censurés !

J’ai commencé à perdre tout espoir dans ma citoyenneté, en particulier dans ma vie sociale, que vaut la vie sans liberté d’expression, que vaut la vie sans volonté … vivre sans pouvoir s’exprimer équivaut à une mutilation de l’âme."

Mars 2008

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