4 mai 2011

Enfin, de retour !

ça fait une belle lurette que je suis pas venu sur blogspot, je garde les explications pour moi et je vous fait part de ce que j'aime bien dire :

- La censure politique : un fléau qu'on a tous enduré pendant les 5 dernières années du règne de la dictature déchue, ça a commencé avec Youtube et dailyemotion, puis vers wat.tv, vimeo, flickr et metacafe, ça a même touché facebook et autres réseaux sociaux, mais quand l'Outil Tyrannique qui dirige dans l'ombre l'Agence d'Internet a pigé que ça va galvaniser des foules ... virtuelles, cet Outil là s'est contenté de rendre invisible les pages, les profils ou les évènements classés "indésirables".

Il vous est également fameux que les bloggers ont eu leur dose du fameux ciseau de Ammar 404, la blogosphère tunisienne a découvert avec horreur la censure d'au moins 20 blogs tunisiens bien connus. Ce qui a étonné tout le monde c'est que la plupart de ces blogs ne parlaient même pas de politique.
Tuniblogs étant également censuré.

Le fameux 13/01/2011, le Président déchu nous a compris, et il a également compris que vivre sans pouvoir s'exprimer équivaut à la mutilation de l'âme, sauf que lui et ses hommes de mains en pouvoir depuis 23 ans ont mutilé non seulement les libertés personnelles et les droits élémentaires, mais l'image du pays et son intégrité.


- Après la révolution, une image approximative de la situation actuelle du pays montre que le nombre de partis politique double, triple, quintuple voire même décuple depuis la réussite d'une révolution à la quelle les tunisiens y ont participé, même si c'était de façon inégale et disproportionnelle. La situation actuelle, avec le fameux acquis révolutionnaire de s'exprimer sans modération, a fait que le tunisien, tant opprimé depuis deux décennies, se précipite impatiemment, dès que l'occasion s'est présenté, sur les choses dont il était privé. Comme un naufragé se voyant enfin au bord des côtes d'un île tropical aux fruits exotiques, le tunisien assoiffé de liberté se laisse emporter au delà de ses rêves dans le paradis de la démocratie, armé d'une "liberté" dont le mode d'emploi est une question qui s'impose. La psychologie du tunisien a toujours quelque chose de comique même si la situation est plus sensible que ça en a l'air.


- Si les démocrates ont essayé de s'organiser, d'émerger médiatiquement, de fondre dans le paysage révolutionnaire voire même créer des alliances, ceux dont l'appartenance à la famille démocrate est contestable ont pris le dernier wagon révolutionnaire puis commencent de prendre une importance, en laissant les gens parler d'eux, jusqu'à décrocher une masse populaire constituant un électorat fixe, soit quelques unités pour cent.

Une telle circonstance, toute alarmante quelle soit, n'a marqué aucun coté politique ou plateforme se disant pour la démocratie et le progressisme, d'où : un appel à tous les partis politiques, associations, organisations gouvernementales ou non, et aux autres éléments de la Société Civique afin de s'unir en un Front Patriotique fidèle aux valeurs de la démocratie, de la modernité, de la citoyenneté, visant l'accès à l'assemblée constituante, tout en œuvrant incessamment à réaliser les principaux,objectifs de la révolution.

Notre pays a besoin de toutes ses femmes et toutes ses hommes pour gagner le combat du progrès et d'exigences, dans un monde violant et cynique.

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